Rassemblement d'hirondelles sur le départ
Extrait d'un film de 1964, impasse de l'Avenir -situé avant la poste




 




   

     Ces regroupements d'hirondelles, à la fin de l'été, avant leur départ pour des cieux plus cléments ne sont plus visibles à la Salvetat.
     Tout comme leur ballet le soir dans les ciels d'été à la poursuite des insectes -nombreux à cette époque- constituant leur nourriture.
     Certains soirs pas une portion de ciel qui ne soit pas occupée par leurs gracieuses évolutions,  jusqu'à la nuit tombée. Evolutions que
     nous suivions, étant enfant, couchés sur l'asphalte de l'avenue du Château d'Eau, lors des veillées d'été entre voisins. Ce qui nous
     permettait d'admirer la très visible voie lactée.

     Beaucoup de maisons avaient des nids sous les avant toits quant elles ne nichaient pas dans les étables où une petite fenêtre était
     laissée ouverte pour elles. A chaque printemps, fidèles, elles revenaient retrouver leur nid à la grande joie des habitants car la
     croyance voulait qu'une maison choisie par elles soit une maisonnée heureuse. Puis les retours se raréfiant beaucoup de maisons
     n'ont plus retrouvé leurs joyeux gazouillis, -et les soirs d'été l'on cherche souvent en vain leur présence dans le ciel car elles et  les

     martinets sont bien moins nombreux. Peut-être que ma vue baisse ?

     Les toulousains ? Arrivés de la ville et ainsi nommés. Il s'agissait de moineaux qui par volées presque aussi denses qu'actuellement
     les étourneaux envahissaient nos champs dès les moissons terminées. Où sont-ils ?

     L'hiver venu  les champs  étaient égayés  par le chant des alouettes mets recherché par nuits de gelées à l'aide de filets tirés dans
     les
 labours. Cela se terminait devant un bon vin chaud par de  belles parties de rigolades car en action il ne fallait pas faire de bruit,
     because les autorités veillaient. Les gourmets servaient l'oiseau non éviscéré. Je dois avouer que je n'appréciais pas du tout.